Séminaire sur les jeux de rôle : témoignage

articleNatalieMes deux objectifs souhaités avant le séminaire ont été atteints à la fin des deux journées : d’une part une approche large, pour connaître l’intérêt d’utiliser les jeux de rôle dans l’organisation de cours ou d’animations en Espéranto. D’autre part, mon second objectif était plus spécialisé : apprécier le lien possible entre les jeux de rôle et les niveaux de l’échelle du système KER, CECR (cadre européen commun de référence, A1 à C1).

Avant le séminaire, j’avais déjà participé à la préparation de cours ou d’animations dans le cadre de notre association ariégeoise, mais pas encore présenté moi-même une intervention auprès d’apprenants..Pourtant, pendant le séminaire, il fallut passer à l’action…ho bonne surprise…! Le jeu de rôle que j’avais conçu au cours du séminaire a fonctionné comme je l’avais espéré. Le matin, je n’avais aucune certitude que mon projet « didactique » fonctionnerait, quelques heures plus tard j’ai confirmé que le séminaire m’avait mis « le pied à l’étrier » avec de bons résultats. Les huit autres participants ont aussi montré successivement leurs idées et jeux de rôles. Il s’agit donc d’une partie pratique très réussie.

Un autre plan abordé fut la partie théorique, la documentation et le questionnement des huit participants, presque tous déjà en situation d’enseignement de l’Espéranto. J’ai découvert une riche bibliographie issue de l’univers de l’Espéranto et de celui de Français langue étrangère (FLE). Christophe Chazarein et Marion Quenut m’avaient déjà auparavant conseillé l’un des ouvrages disponible en librairie (Janine Courtillon), le parcourir avant la formation m’a bien intéressé ; je continue de l’étudier avec encore plus de motivations depuis la fin du séminaire (ainsi que d’autres documents présentés). Il s’agit donc d’une partie théorique très réussie.

Enfin, au moment où j’écris ce bref témoignage, je viens de participer avec deux autres membres de l’association à une semaine de présentation de l’Espéranto au collège Victor Hugo de Lavelanet. Même si le jeu de rôle n’était pas au centre de cette semaine des Langues et d’une journée Erasmus (avec des collégiens et professeurs Espagnols et Italiens), le fait d’avoir participé récemment au séminaire Rolludoj m’a permis d’avoir une meilleure connaissance de ces échanges au sujet de l’apprentissage des langues en général. Donc l’ensemble du séminaire fut un vrai enrichissement tout au long des deux journées, et en plus dans une ambiance sérieuse et drôle.

Nathalie Ballaguy

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Un deuxième séminaire sur les jeux de rôle à Foix

En juinseminarioFoix dernier nous vous parlions dans cet article du tout premier séminaire Ins’eo que nous avions animé à Toulouse. Il avait pour  thème du jeu de rôle comme outil d’apprentissage des langues. À cette occasion, plusieurs habitants de l’Ariège nous avaient fait part de leur déception de ne pouvoir y participer et de leur espoir qu’une nouvelle session soit organisée dans leur département.

Nous nous sommes donc rendus à Foix les 21 et 22 novembre derniers à l’invitation d’Alain, qui avait lui-même participé au séminaire de Toulouse. Cette deuxième session a été organisée au nom du Cercle d’Études Espérantistes de l’Ariège, association locale dont il est secrétaire.

C’est au Léo, auberge de jeunesse et foyer d’éducation populaire, que participants et animateurs (une douzaine de personnes) se sont réunis pour partager leurs expériences, alimenter la réflexion autour de l’enseignement de l’espéranto, et découvrir ou redécouvrir le jeu de rôle. Un temps a également été pris pour visiter le forum associatif organisé le même jour dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale.

Plus qu’une simple répétition du premier, le séminaire de Foix en a  été une version profondément remaniée. Sur la base de notre expérience à Toulouse, de nombreuses améliorations ont pu être apportées tant au niveau du contenu que du déroulement. Nous sommes en particulier satisfaits d’avoir trouvé un meilleur équilibre entre théorie et pratique, et les réactions des participants nous laissent croire que cette satisfaction est partagée.

Le résultat de ce second séminaire est donc pour nous très encourageant, d’autant qu’il a encore fait émerger de nouvelles idées pour une future troisième session que nous espérons avoir la chance d’animer ailleurs en France !

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Stage weekend dans les Pyrénées ariégeoises

Le Centre Culturel Espéranto a organisé son premier stage de la saison 2015/2016 les 10 et 11 octobre dans le petit village d’Arrout (à 120 km au sud de Toulouse).

Une quinzaine de participants étaient répartis sur 3 niveaux, dont deux étaient animés par des membres d’Ins’eo. Particularité de ce stage : deux participants ont proposé le samedi après-midi un atelier d’initiation à l’astronomie, et une observation du ciel le soir même grâce à leurs instruments (téléscope et jumelles).

Les stages à Arrout sont organisés par EKC trois fois par an depuis de nombreuses années. Ils attirent entre 10 et 25 personnes de tout le Sud-Ouest. Pour en savoir plus sur ces stages, visitez le site du Centre Culturel Espéranto de Toulouse.

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Université d’été 2015 du GFEN : de nouvelles perspectives

Depuis plusieurs années que nous réfléchissons à nos pratiques de formateurs en langue, le Groupe Français d’Éducation Nouvelle ne nous était pas inconnu. Le GFEN est un mouvement qui agit pour renouveler les idées et les pratiques pédagogiques dans tous les domaines et tous les milieux. Nous avions eu quelques contacts avec des militants du « secteur langues » à Toulouse, mais nous n’étions toutefois pas allé plus loin.

Lorsque au printemps dernier nous avons su que le secteur langues du GFEN allait tenir sa 7ème université d’été en août 2015, nous y avons vu une excellente occasion de faire mieux connaissance avec ce mouvement et de découvrir plus concrètement ses pratiques.

Du 24 au 26 août, nous étions donc à Vénissieux, près de Lyon. Le thème de cette université d’été était « Débuter: premiers pas, premiers actes, premiers essais… » Trois jours d’ateliers, de conférences, de groupes de réflexions, mais aussi de rencontres et d’échanges passionnants avec des enseignants venus de toute la France et de Belgique.

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Une « démarche GFEN » privilégie un apprentissage actif notamment à travers des phases de travail en petits groupes.

Avant même que s’achève l’université d’été, nous savions déjà qu’elle allait profondément changer notre façon d’enseigner. Ce fut une expérience extraordinairement riche et stimulante. Nous sommes rentrés à Toulouse si enthousiastes, que nous ne pouvions que participer deux jours plus tard à un stage organisé par le groupe local !

Pour en savoir plus sur l’université d’été du secteur langue, et sur ce qu’est une démarche GFEN, nous vous recommandons de lire cet article sur leur site.

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Enseigner avec les jeux de rôle : bilan d’un premier séminaire

Seminaire_jeux_de_roleUn des objectifs d’Ins’eo est d’encourager la réflexion autour des pratiques dans l’enseignement de l’espéranto. C’est dans cet esprit que nous avons proposé les 6 et 7 juin derniers un séminaire à Toulouse, en partenariat avec la principale association locale : le Centre Culturel Espéranto.

Ce séminaire s’intitulait “Apprendre et enseigner avec les jeux de rôle” et a réuni neuf participants. Si la plupart venait de la région toulousaine, certains avaient fait plusieurs centaines de kilomètres – comme Sylvie, qui a rédigé un article-bilan publié sur le blog du Centre Culturel Espéranto.

C’était le premier séminaire d’Ins’eo, et comme toute première il n’était pas sans imperfections : manque d’espace, manque de temps, manque de pratique pour les participants, et – il faut bien l’avouer – manque d’expérience de notre part. Il reste que tous, participants comme animateurs, étaient globalement satisfaits. La richesse des échanges et la valeur des expériences, ne peuvent que nous inciter à le refaire !

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Conférence mondiale sur l’enseignement de l’espéranto : premier bilan

Pendant les trois journées du 13 au 16 mai 2015, Neuchâtel et La-Chaux-de-Fonds auront été les capitales de l’enseignement de l’espéranto. À l’occasion de la “Troisième conférence mondiale” organisée par ILEI (la Ligue Internationale des Enseignants Espérantophones), les deux villes suisses ont en effet accueilli plusieurs des plus grands noms dans ce domaine : Katalin Kovats, Ilona Koutny, Zsófia Korody, Duncan Charters, Zlatko Tišljar, Stano Marček… et bien d’autres encore.

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Mireille Grosjean, présidente de ILEI et organisatrice de la Troisième conférence sur l’enseignement de l’espéranto

Si nous pensons que cet évènement fera date, ce n’est pas seulement pour l’intérêt et la qualité des intervenants et du programme (voir le site du colloque), mais aussi pour son caractère officiel et l’écho qu’il a suscité au-delà de notre mouvement. La liste des 32 membres du comité d’honneur est là pour en témoigner : on y trouve de nombreuses personnalités politiques et universitaires, dont le directeur du conseil suisse de l’éducation – en France, ce serait le ministre de l’Éducation Nationale. Le canton de Neuchâtel s’est impliqué dans l’organisation du colloque, notamment en envoyant des invitations officielles à l’ensemble des États du monde.

Avec un programme aussi passionant que celui qui avait été annoncé, nous ne pouvions évidemment pas rater l’évènement ! Nous étions deux formateurs, venus au nom de l’association Ins’eo pour écouter les interventions, échanger nos expériences avec celle des participants, découvrir les projets et les enjeux actuels de notre mouvement sur le terrain de l’enseignement de l’espéranto.

Si l’on devait chercher une déception, ce serait sans doute dans le nombre relativement modeste de visiteurs (entre soixante et quatre-vingt personnes sur trois jours). Mais un grand point positif de ce colloque, pour nous formateurs d’Ins’eo, est d’y avoir entendu réaffirmer des idées qui sont à la base de notre action : la nécessité de former des enseignants de niveau professionnel, d’inciter les organisations à plus s’impliquer dans cette formation, de chercher de nouveaux modèles à l’extérieur de notre mouvement (que ce soit dans le domaine de l’apprentissage des langues vivantes ou de l’éducation populaire)… Nous revenons enthousiastes et plus motivés que jamais à continuer nos projets !

Un résumé très détaillé du colloque (en espéranto) est d’ores et déjà disponible sur Wikipédia. Nous attendons maintenant la publication des travaux et de la synthèse, annoncée dans les prochains mois. Un grand bravo aux organisateurs du colloque, et tout particulièrement à Mireille Grosjean, qui l’a mené à son succés avec toute l’énergie qui la caractérise.

Christophe Chazarein

Le public pendant l'ouverture de la conférence, le 13 mai 2015 à Neuchâtel.

Le public pendant l’ouverture de la conférence, le 13 mai 2015 à l’université de Neuchâtel.

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Sept jours studieux au Château

Kastelo GrésillonIl existe dans le monde quelques lieux emblématiques por le mouvement espéranto. Le château Grésillon, qui accueille stagiaires et enseignants depuis 1951, en fait partie.

Le stage “PRINTEMPaS”, qui a lieu chaque année depuis 2011 au mois d’avril, se termine aujourd’hui. Comme les années précédentes, une trentaine de stagiaires sont venus étudier et pratiquer l’espéranto de manière intensive dans trois groupe animées par Marion et Christophe d’Ins’eo, et par Zsófia Korody du Centre Interculturel d’Herzberg. Le stage de cette année a permis de tester des supports destinés à un futur manuel pour débutant, en cours d’élaboration.

Pour ce dernier jour, une partie des stagiaires passe les épreuves des examens KER (examens d’espéranto selon le CECRL). Bon courage à tous les candidats !

Pour en savoir plus sur le programme de la Maison Culturelle de l’Espéranto, visitez son site.

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Enseigner l’espéranto : enjeux

birkeSESetaL’espéranto est une énigme. C’est une langue au potentiel extraordinaire, et pourtant tout le monde constate la lenteur de son développement… Ceci s’explique bien sûr par des freins extérieurs (notamment politiques et écononiques) mais aussi par des limites intérieures, que nous devons savoir identifier pour agir sur elles.

L’une de nos limites se situe au niveau de la communication vers le public. Ce problème a été abordé ces dernières années par certains espérantistes tels que Cyril Hurstel, Lu Wunsch-Rolshoven ou Dennis Keefe. Ce dernier a d’ailleurs rédigé une série d’articles extrêmement intéressante à lire sur le site de la Ondo de Esperanto (1). Mais comme le reconnait Dennis Keefe lui-même, améliorer notre communication ne suffira pas. Parmi les autres limites qu’il identifie, il mentionne celle qui se situe au niveau de l’enseignement de notre langue. Lire la suite

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Weekend de stage dans les Pyrénées ariégeoises

Pour la deuxième fois depuis le mois d’octobre, deux formateurs de Ins’eo (Marion et Christophe) ont animé des cours dans le cadre d’un weekend de stage de l’association toulousaine Centre Culturel Espéranto.

Ce dernier stage s’est déroulé les 14 et 15 mars en le petit village d’Arrout (près de Saint-Girons, à 120 km au sud de Toulouse). 22 participants étaient répartis sur 3 niveaux. Tout le monde a pu profiter d’une chaleureuse ambiance malgré le ciel gris !

Les stages à Arrout sont organisés par EKC trois fois par an depuis de nombreuses années. Ils attirent entre 10 et 25 personnes de tout le Sud-Ouest. Pour en savoir plus sur ces stages, visitez le site du Centre Culturel Espéranto de Toulouse.

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Nous serons à TTK 2015 en Suisse !

Ins’eo sera représenté pendant la Troisième Conférence Mondiale sur l’enseignement de l’Esperanto, qui se tiendra à Neuchâtel du 13 au 16 mai 2015 !

Cet évènement important est le troisième de son genre dans l’histoire de l’espéranto. Les deux premières conférences se sont tenues en 1922 et 1927.

D’après son site, TTK a pour objectifs de :

  • Présenter les méthodes actuelles utilisées pour l’apprentissage de l’Espéranto.
  • Présenter les méthodes actuelles utilisées pour l’enseignement de l’Espéranto.
  • Explorer les reconnaissances officielles dans les divers systèmes scolaires, les acquisitions possibles de diplômes, ainsi que que l’évolution envisageable pour faire avancer et renforcer cet aspect.
  • Formation des enseignants : comment l’améliorer et augmenter le nombre d’enseignants diplômés.
  • Récolter et présenter des résultats et des observations sur les conséquences de l’apprentissage de l’Espéranto (valeur propédeutique) en tant que tremplin pour l’étude d’autres langues.
  • Récolter et présenter des résultats et des observations sur les conséquences de l’apprentissage de l’Espéranto comme élément d’une politique visant le plurilinguisme. Définir des stratégies dans ce domaine.
  • Récolter et présenter des résultats et des observations sur les conséquences de l’apprentissage de l’Espéranto dans le domaine de la psychologie, de l’acquisition de compétences interculturelles, dans le développement de la solidarité, de la tolérance, de l’ouverture au monde pour les apprenants.
  • De quelle manière et dans quelle mesure l’Espéranto peut contribuer aux objectifs du millénaire définis par l’UNESCO et l’ONU dans le domaine de l’alphabétisation et du développement durable ?
  • Présentation de diverses pédagogies comme celle de Freinet, dans leurs liens avec l’Espéranto.
  • Echanges d’expériences.
  • Rencontres et échanges avec des spécialistes locaux.

Il nous tarde de participer à un tel programme ! Pour plus d’infos, visitez le site de TTK 2015 (en français).

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