Conférence mondiale sur l’enseignement de l’espéranto : premier bilan

Pendant les trois journées du 13 au 16 mai 2015, Neuchâtel et La-Chaux-de-Fonds auront été les capitales de l’enseignement de l’espéranto. À l’occasion de la “Troisième conférence mondiale” organisée par ILEI (la Ligue Internationale des Enseignants Espérantophones), les deux villes suisses ont en effet accueilli plusieurs des plus grands noms dans ce domaine : Katalin Kovats, Ilona Koutny, Zsófia Korody, Duncan Charters, Zlatko Tišljar, Stano Marček… et bien d’autres encore.

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Mireille Grosjean, présidente de ILEI et organisatrice de la Troisième conférence sur l’enseignement de l’espéranto

Si nous pensons que cet évènement fera date, ce n’est pas seulement pour l’intérêt et la qualité des intervenants et du programme (voir le site du colloque), mais aussi pour son caractère officiel et l’écho qu’il a suscité au-delà de notre mouvement. La liste des 32 membres du comité d’honneur est là pour en témoigner : on y trouve de nombreuses personnalités politiques et universitaires, dont le directeur du conseil suisse de l’éducation – en France, ce serait le ministre de l’Éducation Nationale. Le canton de Neuchâtel s’est impliqué dans l’organisation du colloque, notamment en envoyant des invitations officielles à l’ensemble des États du monde.

Avec un programme aussi passionant que celui qui avait été annoncé, nous ne pouvions évidemment pas rater l’évènement ! Nous étions deux formateurs, venus au nom de l’association Ins’eo pour écouter les interventions, échanger nos expériences avec celle des participants, découvrir les projets et les enjeux actuels de notre mouvement sur le terrain de l’enseignement de l’espéranto.

Si l’on devait chercher une déception, ce serait sans doute dans le nombre relativement modeste de visiteurs (entre soixante et quatre-vingt personnes sur trois jours). Mais un grand point positif de ce colloque, pour nous formateurs d’Ins’eo, est d’y avoir entendu réaffirmer des idées qui sont à la base de notre action : la nécessité de former des enseignants de niveau professionnel, d’inciter les organisations à plus s’impliquer dans cette formation, de chercher de nouveaux modèles à l’extérieur de notre mouvement (que ce soit dans le domaine de l’apprentissage des langues vivantes ou de l’éducation populaire)… Nous revenons enthousiastes et plus motivés que jamais à continuer nos projets !

Un résumé très détaillé du colloque (en espéranto) est d’ores et déjà disponible sur Wikipédia. Nous attendons maintenant la publication des travaux et de la synthèse, annoncée dans les prochains mois. Un grand bravo aux organisateurs du colloque, et tout particulièrement à Mireille Grosjean, qui l’a mené à son succés avec toute l’énergie qui la caractérise.

Christophe Chazarein

Le public pendant l'ouverture de la conférence, le 13 mai 2015 à Neuchâtel.

Le public pendant l’ouverture de la conférence, le 13 mai 2015 à l’université de Neuchâtel.

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